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Cérémonie du 11 novembre



À l'occasion de la journée du 11 Novembre, la rédaction de France 2 se mobilise avec une programmation inédite. De la statue de Clemenceau à l’Arc de Triomphe, les équipes suivront les cérémonies organisées autour des commémorations. En plateau, Julian Bugier recevra, en compagnie de Pierre Servent et Nathalie Saint-Cricq, nombre d’invités et nous fera revivre cette année 1917, tournant de la Première Guerre mondiale. Explications de Julian Bugier.
 
 
 
 

Vous êtes depuis deux ans en charge des opérations et des éditions spéciales. Selon vous, que représentent les commémorations du 11 Novembre pour les Français ?
C’est toujours un moment clé sur France 2. Cette année, dans le cadre de La mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, ce 11 Novembre revêt une importance toute particulière, puisqu’il y a 100 ans, plusieurs événements cruciaux décidèrent du tournant de l'une des guerres les plus sanglantes de l’histoire.
Les téléspectateurs nous prouvent chaque année leur intérêt pour ces rendez-vous nationaux autour de leur passé commun. Dans ces temps fracturés, chahutés, divisés, j’ai la conviction de l’importance de se rassembler autour de ce type d’événements afin de resserrer le tissu social. Certains diront que l’histoire divise ; je pense pour ma part qu’elle relie les hommes entre eux, notamment lors de ces jours commémoratifs.
Pour moi qui suis passionné par l’histoire, ses grands hommes, ses batailles, ses parts d’ombre et ses symboles, ce sont des célébrations que je ne manquerais pour rien.

À événement exceptionnel, dispositif spécial ! Comment s'articulera-t-il cette année ?
Comme à chaque fois, je serai très bien entouré avec Nathalie Saint-Cricq pour la politique, Pierre Servent sur les questions militaires et l’historien Jean-Yves Le Naour, grand spécialiste du premier conflit mondial. Un dispositif assez inédit puisqu’il se tiendra sur le nouveau plateau du JT où l’on peut recevoir plus d’invités et installer un studio de réalité augmentée très adapté à ce type d’émission car nous allons pouvoir mettre en perspective des faits historiques et les incarner. Par exemple, nous nous intéresserons à l’arrivée des chars dans le conflit, en particulier les chars Renault. Grâce aux nouvelles technologies et ce procédé inédit de réalité augmentée, nous aurons sur le plateau la représentation à taille réelle de l'un de ces chars. Nicolas Chateauneuf, journaliste spécialisé, pourra ainsi aisément décrire le véhicule et détailler son incidence sur la poursuite des combats.
Nous accueillerons aussi des « reconstituants ». Ce sont des personnes passionnées d’histoire qui aiment à la faire revivre avec le plus de justesse possible, en armes et costumes. Ils pourront nous éclairer sur l’équipement et les conditions de vie des poilus de 1917.
Enfin, toute la rédaction sera mobilisée sur le terrain, de la statue de Clemenceau à l’Arc de Triomphe, en passant par les Champs-Élysées. Nos reporters et envoyés spéciaux feront vivre aux téléspectateurs l’événement au plus près, notamment avec l’équipe mobile qui suivra le cortège présidentiel.

En quoi 1917 était-elle une année importante ?
Trois épisodes décisifs l’ont jalonnée : l’entrée des Américains en guerre – cette émission spéciale y consacrera un grand volet car leur implication a été capitale pour la suite du conflit et a marqué durablement la société française par l’arrivée d’une culture nouvelle ; la bataille du Chemin des Dames, avec ses énormes pertes humaines et les mutineries qui s’en sont suivies, et enfin, conséquence directe de ce conflit, l’avènement de la révolution bolchevik,  avec l’arrivée au pouvoir de Lénine. On verra également que tous les personnages importants de la Seconde Guerre mondiale sont déjà présents en 1917 : Tito, Churchill, Staline et de Gaulle…

Et 2017 ?
Ce 11 novembre sera le premier pour le président Macron. Une telle commémoration interroge l’histoire et la place du chef de l’État dans l’histoire. La manière dont il va appréhender cet événement sera scrutée et analysée minutieusement. Mais on ne connaît pas encore le dispositif organisé par l’Élysée et les associations d’anciens combattants. Néanmoins, il reste un moment très symbolique d’un point de vue politique.

 
Propos recueillis par Diane Ermel
(source: FranceTV)    









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