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"Mémoire vivante" du dernier bagne de Madasgascar (fermé en 2010)

La sentinelle de fer - Mémoires du bagne de Nosy Lava (Madagascar) de Roland VILELLA

Jeudi 20 Juillet 2017

L'île de Nosy Lava, au nord-ouest de Madagascar, a abrité le dernier bagne du pays définitivement fermé en 2010.
En 2004, malgré la sinistre réputation des lieux, Roland Vilella, un marin familier de ces eaux, débarque dans l'île que surplombe, inquiétante sentinelle de fer, un phare rouillé et sans âge.
Il y fait la connaissance d'Albert Abolaza, un prisonnier hors du commun, condamné aux travaux forcés à perpétuité. Une forte amitié va lier les deux hommes. Mémoire vivante du bagne, Albert se fait le porte-parole de ses compagnons de misère, torturés et tués en toute impunité durant des années.
A partir de ce témoignage exceptionnel couvrant les trente dernières années du bagne et de celui des autres bagnards, Roland Vilella restitue la mémoire de ces hommes perdus, criminels, devenus victimes de leurs gardes.
Au fil des pages, de violences sanglantes en anecdotes poignantes, la parole des détenus que domine celle d'Albert se mêle à l'histoire de l'île et porte jusqu'à nous la voix bâillonnée du bagne de Nosy Lava.
Une aventure et un témoignage uniques qui s'inscrivent dans la grande tradition de la collection Terre Humaine.

Le témoignage littéraire de Roland Vilella fournit aux anthropologues des matériaux importants, basés sur une enquête et des témoignages précieux, pour une réflexion générale sur la condition carcérale. 

Un lieu carcéral dénommé « sentinelle » où la violence des relations sociales revêt un caractère insoutenable.

(cf: Frédéric Keck, « Roland Vilella, La Sentinelle de fer : mémoires du bagne de Nosy Lava (Madagascar). », Gradhiva [En ligne], 25 | 2017, mis en ligne le 31 mai 2017, consulté le 20 juillet 2017. URL : http://gradhiva.revues.org/3349)

" Cette sentinelle c’est le phare qui surplombe le bagne. Quand vous abordez l’île à la tombée du jour par bateau, ce phare est une silhouette qui devient rapidement inquiétante. On dirait un gardien en train de surveiller son territoire. Et lorsque je suis monté au phare, on aurait dit le gardien d’un camp de la mort. Pour moi, ce phare s’est imposé petit à petit comme le symbole de la mort. Et il m’a semblé plusieurs fois qu’Albert associait lui aussi ce phare avec l’idée de la mort."  Roland Vilella (extrait de l'interview RFI  à retrouver dans son intégralité en cliquant ici)


« Un livre magnifique ! » Florence Aubenas.
 
 




Retour sur la remise du premier Prix du livre du réel organisé par la librairie Mollat et le journal Sud-Ouest, avec le soutien d'Olivier Legrain. Le prix a été remis le 13 juin 2017 à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.

Ce prix récompense un genre peu reconnu en France, qui ne relève pas du domaine de la fiction, dans lequel l’auteur s’empare d’un fait véridique - contemporain ou historique.

Le jury est présidé par Yves Harté et composé de Florence Aubenas, Jean-Paul Kauffmann, Philippe Lançon, Sylvie Latour, Florence Martin-Kessler, Olivier Weber et Pierre Coutelle, de la Librairie Mollat qui en sera le secrétaire général.


 

"La sentinelle de fer" de Roland VILELLA
"La sentinelle de fer" de Roland VILELLA



 
ISBN: 9782259243544

Sortie: octobre 2016
Format: 143 x 226 cm
Pages: 264 Pages
 
19,50€









 










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