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Tribune libre

Par Grégoire LECLERCQ, Président de la Fédération des Auto-Entrepreneurs (FEDAE)


 
Le chantier qui attend le président de la République sur le travail indépendant est colossal. C'est sans doute une des priorités. A lui de donner le choc de confiance attendu par le secteur, pour véritablement remettre la France en marche, économiquement et moralement.

Il faut l'avouer, le bilan rendu par son prédécesseur n'est pas brillant : baisse massive des inscriptions au régime auto-entrepreneur, complexification des démarches administratives, perte de confiance des Français dans les dispositifs de création d'activité, persistance d'un galimatias indescriptible de régimes, statuts, dérogations, exceptions, exclusions, clauses et autres inepties juridiques, évolutions lentes et mais visiblement pas salutaires du RSI…

Ce n'est donc rien de dire qu'il faut remettre la France en marche, mais il faut le faire rapidement !  Par exemple, les discussions pour faire émerger la Loi Pinel ont pris deux ans et demi ; les aménagements de la Loi Sapin 2 ne sont toujours pas publiés intégralement dans les décrets ; l'article 60 de la Loi Travail qui améliore la protection des indépendants affiliés à une plateforme n'a pas encore de décret finalisé.

Pourtant, il y a urgence à massifier, élargir et éclaircir l'exercice du travail indépendant. L'économie collaborative émerge, le travail freelance ne cesse de se développer. Cette dynamique de l'économie des services à la demande et des plateformes digitales, entretient un essor exponentiel. Elle exigera très vite une clarification, tant sur les qualifications que sur les régimes ou sur la potentielle situation de salariat déguisé. C'est la condition indispensable à l'émergence de tout un pan de la French Tech, orienté vers l'économie de plateformes.

Le chantier technique n'est pas à minimiser, tant il est ample : simplification administrative, réflexions sur les qualifications professionnelles, refonte de la protection sociale, création d'un droit au chômage, clarification de la fiscalité et en particulier de la CFE, remise à plat juridique des conditions de requalification, responsabilité sociale des plateformes, mise en œuvre des tiers de confiance… Ce chantier est d'autant plus complexe qu'il implique de nombreux acteurs divers, relevant chacun de ministères ou de directions centrales différentes, et par définition ne partageant pas le même calendrier, les mêmes priorités, les mêmes contraintes.

Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cette révolution des modes de travail est tout sauf technique. Elle est un formidable levier politique dans un quinquennat qui sera scruté à l'aune de ses résultats sur le chômage ! Qui dit travail indépendant dit levier d'insertion, dit rebondissement professionnel, dit lutte contre le travail au noir, préférence pour l'activité plutôt que pour l'assistanat, levier de croissance bien évidemment… Qui dit assouplissement du code du Travail dit nécessairement, par effet de bord, montée en charge des modes de travail alternatifs (freelance, portage salarial, contrats d'usage, assimilés salariés). On mesure l'esprit de synthèse et d'apaisement qu'il faudra déployer pour éviter l'affrontement stérile des tenants du salariat exclusif contre les défenseurs d'une indépendance excessive.

De même qu'il faudra unir la grande famille des indépendants autour d'intérêts communs et partagés, pour éviter là encore les éternels conflits. Certes, les indépendants ne se ressemblent pas tous. De l'auto-entrepreneur prestataire de services informatiques, au VTC en SASU, en passant par le coiffeur de quartier et le patron de l'entreprise générale du bâtiment, employeur de 3 salariés, il y a un monde.

Un monde disparate, où l'hétérogénéité des métiers, des qualifications, des histoires, des organisations syndicales, des tailles d'entreprises et des régimes n'aide pas à une vision globale du sujet.

Pour y arriver, je ne vois pas de solution miracle. Mais je sais qu'il faut :
  • Une conviction forte et constante : nous nous noyons dans la complexification, et nous devons en sortir ;
 
  • Un objectif précis : mieux protéger les entrepreneurs des accidents de la vie et s'adapter aux carrières morcelées que nous vivons tous ;
 
  • Du courage pour tenir face aux multiples groupes de pression qui ne tarderont pas à hérisser tous les obstacles possibles ;
 
  • Des mesures rapides et efficaces dès la première année : hausse des plafonds du régime de l'auto-entreprise, bénéfice élargi à tous les indépendants du dispositif Madelin, auto-liquidation des cotisations au RSI. Ces trois mesures redonneront un signal fort et rassembleur.

Monsieur le Président, bonne chance pour ce chantier d'avenir. Il est passionnant et engageant, il impacte aujourd'hui 6 à 8 millions de Français, 15 millions demain. Ils comptent sur vous !

De nombreuses personnalités politiques font appel à des coachs pour préparer leurs interventions en public, maîtriser leur image et développer leur leadership. En pleine campagne électorale, quelles sont les attentes des candidats ? Luc Teyssier d’Orfeuil, directeur de Pygmalion Communication, membre de la commission « coaching politique » d’ICF France évoque son rôle auprès des hommes politiques.


En quoi consiste le coaching politique ?

Le coaching politique s’adresse aux candidats à des élections ainsi qu’à des élus en cours de mandature, qu’ils soient maires, adjoints, députés, conseillers régionaux, conseillers départementaux ou cadres de partis politiques. Le phénomène n’est pas nouveau, mais en période de campagne électorale, il prend encore plus d’ampleur.

Comme pour les dirigeants et cadres d’entreprise, le coaching politique est une aide précieuse pour les femmes et les hommes politiques. Il doit être perçu comme un accompagnement plutôt qu’une influence. Il permet de mener une campagne avec succès, de réussir sa prise de fonction, de composer son équipe… Cet accompagnement clarifie une vision, un projet ou encore un axe de campagne et de communication. Il permet également d’affirmer un leadership nécessaire au milieu politique. Enfin, le coaching d’équipe, beaucoup moins répandu, permet de souder une équipe candidate à des élections ou débutant un mandat, dans un objectif essentiel d’efficacité et de coordination.

« Il faut distinguer le coach du conseiller politique. Le conseiller, comme son nom l’indique, délivre des conseils. Il a un point de vue qu’il considère comme étant le bon et propose des solutions à son client. Le coach, quant à lui, procède par questionnement et amène son client à faire émerger ses propres solutions » explique Luc Teyssier d’Orfeuil, directeur de Pygmalion
Communication.

Luc Teyssier d’Orfeuil, coach et formateur des hommes politiques

A la fois coach, formateur et co-auteur de nombreux ouvrages de références dans le domaine du développement personnel, Luc Teyssier d’Orfeuil guide les acteurs de la sphère privée et de la sphère publique vers une excellence dans leur domaine de compétence.

En tant que directeur de Pygmalion Communication, membre de la commission « Coaching politique » d’ICF (International Coach Federation) France et membre du réseau Mediat Coaching, il est l’un des acteurs du coaching politique en France, essentiellement à destination des représentants de collectivités locales. Sa double casquette de coach et de formateur lui permet de répondre aux attentes cumulées des élus : Comment améliorer ma relation avec mes homologues élus ? Comment équilibrer ma mission d’élu et ma vie personnelle ? Comment renforcer mon leadership ?

« En tant que coach, je vais être sur le questionnement, pour permettre au client de faire émerger ses propres solutions. En tant que formateur, je suis sollicité pour enseigner les techniques de comédiens au service des interventions orales et des prises de parole. Je fais répéter ou je mets en scène certaines interventions. » Luc Teyssier d’Orfeuil, directeur de Pygmalion Communication

Concrètement, le coaching des personnalités politiques passe aussi bien par des exercices physiques que mentaux. L’offre de Luc Teyssier d’Orfeuil repose sur les techniques utilisées dans le coaching des comédiens professionnels, les modèles de référence du coaching et les principes d’autosuggestion théorisés par Emile Coué.

La méthode Coué, procédé de développement personnel basé sur l’autosuggestion consciente et positive, est au cœur de la pratique du spécialiste :
- L’autosuggestion par le corps : Comment la posture physique et le comportement du client influencent-ils son image extérieure et son état intérieur ?
- L’autosuggestion par l’image : Visualiser son projet pour lui donner corps.
- L’autosuggestion par les mots : La positivité dans les formules impacte notre savoir être.

Comme pour un grand sportif, il y a la préparation mentale, il faut se visualiser, connaître les bonnes formules. Il ne s’agit pas de dire comment arriver au résultat mais plutôt de visualiser ce résultat pour que l’homme politique propose lui-même ses solutions.

A propos de Pygmalion Communication
Pygmalion Communication a été créé en 2001 pour le conseil en communication orale, comportementale et managériale aux acteurs de la vie
en entreprise et de la vie publique. Luc Teyssier d’Orfeuil accompagne les personnes, individuellement ou en équipe, à travers des formations, des sessions de coaching et des séminaires.
Intervenant sur l’ensemble du territoire, Pygmalion Communication est une des références françaises du coaching en communication orale.
L’objectif des formations Pygmalion Communication est de prendre en main sa vie professionnelle et personnelle, en suivant les grands principes de la positivité et de la Méthode Coué, pour réussir au sein des différentes sphères d’influence.

A propos de Luc Teyssier d’Orfeuil
Conférencier spécialiste de la méthode Coué et de la positivité, formé au coaching, Luc Teyssier d’Orfeuil est membre de la commission « Coaching Politique » d’ICF France, branche française de l’International Coach Federation, qui regroupe 21 000 coachs à travers le monde. Il est aussi membre du réseau Mediat Coaching et de la Ligue des Optimismes de France.
Il fonde en 1988 le studio Pygmalion pour les comédiens professionnels, auquel s’ajoute en 2001 Pygmalion Communication, pour le monde de
l’entreprise.
Coach et formateur en communication orale, comportementale et managériale, Luc Teyssier d’Orfeuil possède plus de 25 années d’expertise
dans la formation et dans l’accompagnement individuel et collectif.
En tant que spécialiste reconnu de la méthode Coué, il est co-organisateur du 2e Congrès international de la Méthode Coué qui se tiendra à Nancy du 9 au 11 novembre 2017.
En parallèle des formations, des coachings et des séminaires qu’il anime pour Pygmalion Communication, il partage ses connaissances via les sites web de la plateforme « mieux vivre en entreprise ». Il est également co-auteur de nombreux ouvrages dont « Méthode Coué-autosuggestion consciente », « Etre heureux avec la Méthode Coué » chez Eyrolles, « La Méthode Coué pour les Nuls » chez First et une réédition augmentée du texte d'Emile Coué "La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente" chez Leduc.s avec des commentaires, des explications et un cahier pratique comportant exercices et conseils pour l'appliquer au quotidien.


Tribune d’Hubert CAMUS, Président du PEPS


Indépendants, Freelances, Auto-entrepreneurs, RSI… aujourd’hui nous sommes inondés de ces termes tantôt franco-anglais, tantôt siglés, ou bien composés

Le débat présidentiel et les primaires ne sont pas exempts d’être la cause de ce patchwork terminologique. Si bien qu’à moins d’être expert sur la question, il est quasi-impossible de les différencier les uns des autres.

 

En effet, depuis l’officialisation des candidatures pour les primaires ou les élections présidentielles, chaque candidat s’applique à définir et présenter son programme pour 2017. Lechômage étant plus qu’une question d’actualité mais bien une question nécessaire à résoudre pour l’avenir de ce pays, de plus en plus de candidats se tournent vers les nouvelles formes d’emploi pour apporter les solutions à cette crise à l’emploi.

Le statut d’indépendant a ainsi toute leur attention. Se voulant celui qui proposera LA solution la plus adéquate qui résorbera le chômage, chacun souhaite apporter sa patte dans la définition de ce statut, sans oublier celui d’auto-entrepreneur, de freelance ou sur le RSI.

 

La demande des travailleurs et des entreprises est claire et forte : d’un côté, les entreprises, en quête d’agilité, souhaitent pouvoir faire appel à des renforts ponctuels, le temps d’un projet ; de l’autre, les individus aspirent à plus d’autonomie dans leur vie professionnelle sans renoncer aux avantages d’une protection sociale. Cette équation à deux inconnus fait naître un constat qui est commun à chacun de candidat : il faut redéfinir et améliorer le statut d’indépendant, d’auto-entrepreneur et/ou de freelance et le RSI.

 

Et ce constat apporte son lot de mesures politiques qui se ressemblent sans pour autant s’assembler. Des plafonds de chiffre d’affaires rehaussés et un encadrement des pratiques mieux sécurisé pour les auto-entrepreneursune assurance maladie et une prévoyance renforcées pour les indépendants, l’apport d’un complément au RSI… Chacun y va de son grain de sel pour donner et assurer sécurité et flexibilité à ces statuts qui en manquent cruellement. Si certaines propositions peuvent être pertinentes, d’autres restent relativement difficiles à mettre en place ; l’augmentation du plafond du chiffre d’affaire de l’auto-entrepreneur, un renforcement de la protection sociale sans hausse des cotisations pour l’indépendant ou l’alignement du régime général avec celui du RSI, ne feraient que creuser les fonds publics et mettre en péril un système déjà extrêmement fragile.

 

En ce sens, ces statuts deviennent de véritables casse-têtes et apportent avec eux confusion et découragement. Pourtant l’évolution de la société et l’intervention récente des pouvoirs publics ont fait en sorte d’offrir à ce problème de « flexi-sécurité » un statut qui répond aujourd’hui aux attentes de chacun : le portage salarial.

 

Ce dispositif a le potentiel d’être à la fois nouveau et innovant mais également plus adapté à la demande entrepreneuriale, dans le sens où entreprises et indépendants trouvent chacun leur compte. En effet, le portage salarial implique une relation contractuelle tripartite entre un « Indépendant », un « Client Final » et une « Société de Portage » dans laquelle un salarié porté bénéficie d’une protection sociale maximale (assurance maladie, retraite et assurance chômage du régime général)pendant qu’il effectue une prestation pour le compte d'entreprises-clientes. Ainsi en alliant travail indépendant et protection sociale, le portage salarial permet d’apporter la sécurité recherchée par ces professionnels autonomes, et l’agilité voulue par les entreprises qui peuvent faire appel à une compétence externe pour une mission définie, en sécurisant la relation contractuelle (aucun risque de délit de marchandage, prêt de main d’œuvre ou requalification).

 

Par ailleurs, le secteur a le vent en poupe. Aujourd’hui, avec un chiffre d’affaires de près de 700 M€ annuel, pour environ 200 sociétés porteuses et 70 000 consultants portés, le portage salarial affiche une croissance de 20 % par an. Ajouté à cela, l’adoption de la loi du 25 juin 2008, précédent son introduction dans le Code du Travail, l’Ordonnance du 2 avril 2015  et enfin son adoption avec la Loi Travail en 2016, fait du portage salarial le nouveau statut légalement reconnu et à suivre.

 

Indépendants, Freelances, Auto-entrepreneurs, RSI… Aujourd’hui la question qui se pose n’est pas de complexifier plus encore ces statuts à coups de mesures, mais bien de les simplifier. La recherche de cette amélioration est louable, néanmoins pourquoi s’évertuer à ne pas voir ce qui existe déjà ? Le portage salarial est l’une des solutions – pourtant encore relativement peu connde la scène économique – qui pourrait résoudre l’équation de l’emploi et du chômage, sanspour autant délaisser ses parties prenantes.


par François Braize, inspecteur général des affaires culturelles honoraire,
Jean Petrilli, avocat
et Bruno Bertrand, magistrat


L’islam radical, la charia et le djihad posent quatre questions fondamentales pour notre Etat de droit. Questions qui se trouvent amplifiées par la campagne électorale que nous traversons au terme de laquelle le pays doit choisir son destin. En effet, la période et l’enjeu attisent les délires droitiers et, à l’opposé, la naïveté à gauche alors que ces questions sont essentielles pour tout citoyen. L’État de droit, un de nos biens collectifs les plus précieux, ne doit pas conduire à une paralysie de l’action, ni être un alibi d’un renoncement au combat contre une idéologie barbare. Il ne doit être pas être oublié, abandonné ou piétiné. Il faut donc des réponses documentées en droit et précises aux quatre questions identifiées que l’on examine ici.
En préalable, on rappelle que la Cour européenne des droits de l’Homme a déclaré l’islam politique radical et la charia  contraires aux droits fondamentaux et aux valeurs démocratiques. Leur ambition prosélyte doit être, en conséquence, le plus strictement possible bornée dans ses expressions dans l’espace public et jugulée dans son action à l’instar de ce que l‘on a fait, en son temps, pour l’idéologie nazie. Là, nous proposons de ne pas attendre que cette idéologie ait davantage encore accompli ses méfaits.

I – Sommes-nous suffisamment armés pénalement face aux djihadistes de retour en France ?

La réponse est positive. Notre arsenal pénal a encore été renforcé par les lois adoptées récemment. Les magistrats ont donc  à leur disposition toutes les armes nécessaires pour réprimer les djihadistes sur le retour, au besoin au titre de crimes contre l’humanité, ce qui constitue le crime le plus grave et le plus sévèrement réprimé qui soit et, de plus, crime qui est imprescriptible. En outre, notre droit autorise la poursuite sur notre sol de crimes et délits commis par des français sur un sol étranger.

II – Comment mettre hors d’état de nuire des personnes fichées « S » jugées dangereuses ?     

Dans notre État de droit, nous pouvons mettre hors d’état de nuire temporairement des individus  fichés « S » jugés dangereux en raison de soupçons sérieux d’activités menaçant la sécurité du pays ou des citoyens, en les privant de leur liberté pourvu que le juge judiciaire intervienne pour décider de la privation de liberté. En période d’état d’urgence cependant, l’exigence d’intervention du juge judiciaire pour une privation de liberté, telle l’assignation à résidence, n’est pas requise et ces mesures peuvent ainsi être prises par l’autorité administrative. Toute proposition visant à instaurer une « rétention administrative » des fichés « S » sans garantie judiciaire hors période d’état d’urgence est contraire à nos valeurs fondamentales résultant de la Déclaration des droits de 1789.  Du « Guantanamo » pur jus, inacceptable.


III – Comment empêcher l’expression d’une idéologie totalitaire comme l’islam radical et la charia?

Le principe de liberté de pensée fait obstacle à ce qu’une idéologie, même totalitaire, puisse être interdite. Nous ne l’avons pas fait pour l’idéologie nazie, pourtant déjà portée aux sommets de la répression.  

En revanche, outre la répression des crimes et délits terroristes, les expressions publiques d’une idéologie totalitaire, tel l’islam radical, appelant à la haine ou à la discrimination, le port de ses signes, emblèmes ou uniformes ou la négation de ses crimes contre l’humanité, peuvent être réprimés pénalement dans l’état de notre droit. Faisons le donc avec fermeté et courage plutôt que de promettre, de manière démagogique, son interdiction pure et simple ce qui est impossible.

IV – Peut-on, au delà des interdictions existant déjà en France, prohiber davantage les signes religieux ostensibles afin de lutter contre le prosélytisme de  l’islamisme radical ?

Notre Etat de droit (Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et Convention européenne des Droits de l’Homme) nous interdit, du fait de la liberté de conscience et de la liberté individuelle, d’instaurer une prohibition générale des signes religieux dans l’espace public, ou, du fait des principes d’égalité et de non discrimination, de ne les interdire que pour certaines confessions et pas pour d’autres. Une démarche nationale par la loi qui y procèderait nous ferait entrer de plein pied dans un régime totalitaire.

En revanche, notre Etat de droit nous autorise à étendre, en défense de nos principes fondamentaux, les interdictions qui existent déjà (aujourd’hui, dans les services publics et à l’école en conformité avec notre Etat de droit) à d’autres domaines pourvu que de nouvelles interdictions soient nécessaires et proportionnées aux objectifs et enjeux. De telles extensions pourront être envisagées d’autant mieux qu’on aura renforcés nos principes et valeurs fondamentaux en codifiant dans la Convention européenne des droits de l’homme la jurisprudence de la Cour de Strasbourg sur l’islam radical et la charia, ou, à défaut, en le faisant dans la loi française.

De la sorte, en conformité avec notre Etat de droit ainsi renforcé, la loi française pourrait :
faire prévaloir l’intérêt du petit l’enfant sur l’intérêt confessionnel des parents en interdisant les signes religieux ostensibles dans tout le cadre pré-scolaire, public ou privé,
faire prévaloir la protection de l’intérêt de l’enfant mineur vis-à-vis des idéologies contraires à nos valeurs démocratiques ou à nos principes fondamentaux en soumettant à autorisation d’exercice et à un contrôle par l’Etat les établissements d’enseignement privés et en prévoyant une exigence plus importante pour ceux bénéficiant d’un financement public, considérer les parents accompagnateurs d’activités ou de sorties scolaires de l’enseignement public comme des collaborateurs du service public soumis aux mêmes obligations de neutralité que les agents publics, donner aux universités, aux entreprises, aux affectataires des bâtiments des services publics,  ainsi qu’aux associations, la faculté de prévoir dans leur règlement intérieur d’une part des limites à l’expression en leur sein des convictions notamment religieuses comme cela a été prévu pour les entreprises par la loi du 8 août 2016 (dite loi travail)  et, d’autre part, d’interdire l’expression des idéologies déclarées contraires aux valeurs démocratiques et à nos principes fondamentaux, identifier les signes religieux prosélytes, notamment vestimentaires, exprimant une idéologie récusant les valeurs démocratiques ainsi que nos principes fondamentaux (et notamment le principe d’égalité entre les femmes et les hommes) et interdire de tels signes dans l’espace public tout comme cela a été fait pour l’idéologie nazie (actuel article R 645-1 du code pénal).

Sur ces analyses et propositions chacun pourra avoir son point de vue et il appartiendra aux décideurs politiques, et notamment à la représentation nationale, d’en décider. S’il ne nous appartient surtout pas de statuer sur ce qui est le « bon islam », le « bon catholicisme » ou le « bon judaïsme », il nous revient bien, d’un simple point de vue citoyen, de rappeler que tous doivent respecter les valeurs démocratiques et les principes fondamentaux que protègent nos textes fondateurs, piliers constitutifs de notre Etat de droit. Faute de ce respect une confession, comme l’a rappelé très justement la Cour européenne des droits de l’homme pour un parti politique, ne peut prétendre ni au bénéfice de nos droits et principes fondamentaux, ni à leur protection. Il suffit de ne jamais le perdre de vue.
 
Pour lire l'étude complète CLIQUEZ ICI
 Retrouvez l'article correspondant publié également sur Marianne en cliquant ICI


SOURCE: https://lumiereslaiques.com/

co2 mauvais pour la planète?


On nous dit que le réchauffement climatique provient des émissions de co2 et que c'est mauvais pour la planète. Peut-être devrait-on aussi parler du co2 qui s'accumule parce qu'il est de moins en moins recyclé. Le co2 n'est pas nuisible pour la nature puisque qu'il est recyclé par les végétaux .
Tiens au fait la déforestation continue de plus belle sur toute la ceinture tropicale et ailleurs. Or les forêts ont aussi un rôle à jouer sur la répartition des eaux . Par leur fraicheur elles attirent les pluies et favorisent leur infiltration et freinent leur ruissellement et l'évapotranspiration n'est pas une perte contrairement à ce qu'on dit mais une ré-humidification des couches basses de l'atmosphère nécessaire au climat.
Sans forêt , l'érosion renvoie les bonnes terres et l'eau dans les mers laisse les sols chauffer au soleil , ce qui renvoie les nuages ailleurs . Quand il ne pleut plus , les activités humaines surexploitent l'eau souterraine pas pompage... C'est donc l'assèchement des terres sur certaines parties des continents qui modifie le climat en renvoyant de plus en plus vite l'eau de ruissellement à la mer et l'eau atmosphérique vers les pôles.
Il existe un moyen de résoudre le problème climatique du à la sècheresse des sols , c'est de la réhydrater gravitairement en offrant aux cours d'eau du monde entier un réseau d'écoulement complémentaire de répartition des excédents des ruissellements qui sera charger de ré-infiltrer sur les courbes de niveau la ressource en eau , un peu comme le font les cours d'eau lorsqu'ils débordent sur leur lits majeurs.
L'association des biefs du Pilat après avoir expérimenté ce concept de gestion globale de l'eau en fait la promotion .
Visitez le site de l'association.


Jean-Marc Hauth‎

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