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CHARLIE CHAPLIN DANS L'OEIL DES AVANT-GARDES

AU MUSÉE D'ARTS DE NANTES
DU 18 OCTOBRE 2019 AU 3 FÉVRIER 2020
À l'occasion des 130 ans de la naissance de Charlie Chaplin



Fernand Léger, La Joconde amoureuse de Charlot, in 14 rue du Dragon, n°1 mars 1933, photo © Musée d’arts de Nantes – C. Clos © Adagp, Paris, 2019
Fernand Léger, La Joconde amoureuse de Charlot, in 14 rue du Dragon, n°1 mars 1933, photo © Musée d’arts de Nantes – C. Clos © Adagp, Paris, 2019

Un sujet inédit pour une exposition ambitieuse

Avec le cinéma de Charlie Chaplin comme fil conduc- teur, l’exposition propose une relecture des arts visuels de la première moitié du 20e siècle et témoigne de la présence continue de l’imaginaire chaplinien dans la création artistique du siècle dernier. Sujet d’une fascina- tion internationale des artistes dès 1914, à la naissance du personnage de Charlot, et profondément conscient des problématiques de son temps, Charlie Chaplin affirme des préoccupations esthétiques et thématiques fortement partagées par les artistes d’avant-garde.

À travers plus de 200 peintures, photographies, dessins, sculptures, documents et extraits de film, l’exposition propose une redécouverte des œuvres de František Kupka, Marc Chagall, Fernand Léger, Man Ray, Meret Oppenheim, John Heartfield, Claude Cahun... en soulignant la porosité entre leurs réflexions, leurs pro- ductions artistiques et le cinéma de Chaplin. Organisée en quatre sections (L’homme-machine, La poétique du monde, Le spectacle mis en abyme, L’ab- surdité e l’histoire), l’exposition se penche de façon inédite sur ces proximités artistiques, affirmant la mise en parallèle des moyens d’expression, de la peinture au cinéma.

Charlot comme médiateur et les publics au cœur de l’exposition

Figure internationalement (re)connue et extrêmement populaire, le personnage de Charlot et son créateur Chaplin servent de guides aux visiteurs pour (re)décou- vrir les artistes d’avant-garde, du constructivisme russe à Dada, en passant par le surréalisme... Les films de Charlie Chaplin offrent aux visiteurs un univers de réfé- rence qui permet de décrypter plus facilement ces différents mouvements artistiques.
L’exposition se distribue en quatre parties, introduites chacune par des extraits de films de Chaplin. Au cœur du Patio,unvolumecentral,«L’Usineàrêves»,estdédiéaux petits et aux grands. Conçu comme un lieu d’expérimen- tations, des manipulations, ateliers et spectacles y sont proposés soit librement au cours de la visite, soit dans le cadre des événements accompagnant l’exposition.

Une exposition internationale

Europe, États-Unis, Russie... L’origine des artistes et la provenance des prêts, offrent une exploration interna- tionale de l’art moderne. L’exposition voyagera ensuite jusqu’au Louvre Abu Dhabi, qui accueillera pour la pre- mière fois une exposition conçue par un grand musée de région du 15/04/20 au 11/07/20.

Une année anniversaire

L’exposition s’associe à la célébration du 130ème anni- versaire de Charlie Chaplin. À l’automne 2019 deux autres expositions offrent une relecture du travail de Chaplin et du dialogue entre les arts : Charlie Chaplin, l’homme orchestre proposé par la Philharmonie de Paris du 10/10/19 au 26/01/20 et Arts et Cinéma du 18/10/19 au 20/02/20 au Musée des Beaux-arts de Rouen. 

Charlie Chaplin dans l’œil des avant-gardes est organi- sée avec le soutien Roy Export et en partenariat avec Chaplin’s World by Grévin.

Claude Cahun, I am in training, Don’t kiss me, vers 1927, Musée d’arts de Nantes, photo : © Musée d’arts de Nantes – C. Clos
Claude Cahun, I am in training, Don’t kiss me, vers 1927, Musée d’arts de Nantes, photo : © Musée d’arts de Nantes – C. Clos
PROPOS GÉNÉRAL DE L’EXPOSITION

Dès la diffusion du premier film de Charlot en 1914, Charlie Chaplin devient l’une des premières stars du monde occidental. Les artistes le célèbrent en Europe, en Russie, aux États-Unis ou en Amérique Latine.

L’exposition révèle l’influence directe du cinéaste sur les artistes d’avant-gardes, ainsi que la communauté de leurs univers, offrant une vaste exploration de la création artistique de la première moitié du 20e siècle et mettant en lumière le caractère international de la figure chaplinienne. Alors que Ricciotto Canudo, ami de Fernand Léger et futur créateur du premier ciné-club, invente la notion de « Septième art », qui symbolise le nouveaustatutducinématographe,letravaildeCharlie Chaplin est partout cité en exemple. Le cinéma est bien un art à part entière, puisqu’il existe un artiste : Charlie Chaplin.

C’est bien ainsi que les artistes d’avant-garde reçoivent le travail de Chaplin : comme celui de l’un d’entre eux, trouvant écho dans leur propre travail. Dès 1916, Fernand Léger découvre Charlot, qui prend dès lors place dans son œuvre.
Mais il est loin d’être le seul fasciné par cet artiste d’un genre nouveau. Jacques Vaché et André Breton l’évoquent dans leur correspondance, tout comme Marcel Duchamp et Man Ray. Dès 1918, Louis Aragon le célèbre dans des poèmes publiés dans les revues Nord-Sud et Le Film. En 1919, Tristan Tzara annonce son adhésion au mouvement Dada. En 1922, la une de Kino- fot lui est offerte par Varvara Stépanova et Alexander Rodtchenko. En 1924, Lev Koulechov lui propose par écrit d’élaborer une méthodologie commune de la gestuelle de l’acteur. La même année, les surréalistes lui consacrent un numéro du Disque vert. En 1931, Philippe Soupault écrit la biographie du personnage de Charlot.

Marc Chagall affirme que Chaplin est l’artiste dont il se sent le plus proche dans le siècle. Même en 1952, c’est la figure de Chaplin que Guy-Ernest Debord et ses comparses de la future Internationale Situationniste choisissent de déboulonner pour s’affranchir du mouvement lettriste. Les exemples abondent qui témoignent d’une présence continue de l’imaginaire chaplinien dans la création du siècle dernier.

Partant de ce constat, l’exposition se propose de démontrer les porosités entre le travail de Charlie Chaplin et les œuvres de ses contemporains au travers dequatrethématiques:L’hommemachine,Lapoétique du monde, Le spectacle mis en abyme, L’absurdité de l’histoire.

František Kupka, L’acier boit n° II, 1927-1928, huile sur toile, Musée National d’Art Moderne, photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI, Œuvre : © ADAGP, Paris, 2019
František Kupka, L’acier boit n° II, 1927-1928, huile sur toile, Musée National d’Art Moderne, photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI, Œuvre : © ADAGP, Paris, 2019




Samedi 13 Juillet 2019






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