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Centenaire d'Auguste Rodin

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À l'occasion du centenaire de la mort du grand sculpteur, ARTE lui consacre une journée spéciale, avec La turbulence Rodin, un portrait éclairé ; Camille Claudel, le film qui a réuni Adjani et Depardieu ; et Et Rodin créa "La porte de l'enfer", un majestueux documentaire sur l'œuvre matricielle de ce génie longtemps incompris.







Un siècle après sa mort, Auguste Rodin sera célébré tout au long de 2017.
Du 22 mars au 31 juillet, le Grand Palais consacre au sculpteur une monumentale rétrospective, dont ARTE est partenaire : Rodin – L'exposition du centenaireLe musée Rodin donne, lui, carte blanche à l'artiste Anselm Kiefer : Kiefer-Rodin, du 14 mars au 22 octobre.

ARTE est partenaire du musée Camille Claudel, qui ouvrira ses portes à Nogent-sur-Seine le 26 mars prochain.


Musée Rodin - Hervé Lewandowski
Musée Rodin - Hervé Lewandowski
Par Raphaël Badache

"L'homme au nez cassé" (1864)
Né dans une famille modeste, Rodin, recalé à trois reprises aux Beaux-Arts, vit dans son quartier parisien natal, Mouffetard. En croisant dans la rue un palefrenier éreinté par la vie, il décide de sculpter son buste, en accentuant ses rides, sa barbe et son nez cassé. Malheureusement, la rudesse de l'hiver gèle son travail : l'arrière de la tête se fend et tombe. Reste le masque, que Rodin envoie malgré tout au Salon de Paris de 1865. Jugée laide et inachevée, l'œuvre est refusée. Âgé de 25 ans, Rodin reste persuadé qu'il s'agit de "sa première bonne sculpture", celle qui déterminera son travail futur : "Ce qu'on nomme communément laideur dans la nature peut dans l'art devenir de grande beauté", estimait-il.

"L'âge d'airain" (1875-1877)
À plus de 37 ans, Rodin, exilé à Bruxelles, ne perce pas. Maçon statuaire le jour, il travaille la nuit à sa première figure d'envergure : un colosse en bronze, grandeur nature, inspiré d'un jeune soldat belge. L'œuvre qui le révélera aux yeux du monde, espère-t-il. Mais le Salon de Paris, rétif à l'audace, s'offusque du naturalisme inédit de L'âge d'airain, de sa plastique trop réaliste… La statue renvoie une telle impression de vie que Rodin est même accusé d'imposture – il l'aurait moulée à même le corps de son modèle ! Profondément meurtri par ce "flétrissant soupçon", il se bat durant trois longues années pour laver son nom de cet affront. Avec succès. Profitant de ce scandale qui a finalement contribué à le faire connaître, Rodin ouvre (enfin) les portes de la gloire.

"La porte de l'enfer" (1880-1917) 
Après la réhabilitation de L'âge d'airain, l'État s'intéresse à Rodin et lui passe la commande de sa vie : la création de la porte du futur musée des Arts décoratifs de Paris, inspiré de La divine comédie de Dante. Un chef-d'œuvre monumental, haut de 6,36 mètres, peuplé de damnés, de femmes aimées et d'une myriade de secrets. Résolument avant-gardiste, l'artiste en fait son laboratoire puis son journal intime, tout en offrant une existence autonome à certaines des figures de cette Porte, comme Le penseur ou Ugolin et ses enfants. Incapable de l'achever, Rodin ne la présente qu'une fois au public, en marge de l'Exposition universelle de 1900, dans une version volontairement dépouillée. La porte de l'enfer ne fut coulée en bronze qu'une vingtaine d'années après la mort du maître.

"Le baiser" (1883-1886) 
Au début des années 1880, une jeune femme tout juste majeure, Camille Claudel, séduit Rodin, de vingt-quatre ans son aîné. Elle devient sa praticienne la plus douée, sa muse, son amante. Avec elle, le sculpteur vit sept années orageuses qui libèrent des désirs profondément enfouis en lui, transforment son art, le rendent plus flamboyant. Ensemble, ils multiplient les créations avec, en apothéose, ce Baiser lyrique, sensuel voire érotique, leur legs commun témoignant d'une passion dévorante. Vulgaire pour une partie de la "bonne société", cette sculpture, initialement conçue pour La porte de l'enfer, récolte un succès immédiat auprès du public et devient un symbole universel célébrant l’amour.

"Les bourgeois de Calais" (1884-1889)
En septembre 1884, le maire de Calais souhaite honorer la mémoire des héros de sa ville : six bourgeois qui ont sacrifié leur vie en 1347 pour épargner celle de l'ensemble des Calaisiens, sur le point de se rendre aux Anglais après un long siège. L'édile se tourne vers Rodin, dont la renommée ne cesse de croître. Celui-ci décide de mettre en avant l’humanité de ses figures, de montrer leur désespoir en même temps que leur courage. "De la chair et du sang, non pas de l'effigie froide", détaille l'artiste. Mais la force dramatique de son œuvre déplaît fortement au maire de Calais. Une fois de plus, et malgré sa notoriété, Rodin récolte le scepticisme.


A voir également

CENTENAIRE D'AUGUSTE RODIN 
-  La turbulence Rodin  à 18.05 
- Camille Claudel  de Bruno Nuytten à 20.55 
- Et Rodin créa "La porte de l'enfer"  à 23.40   

La turbulence Rodin ainsi que Et Rodin créa "La porte de l'enfer" sont disponibles en VOD et DVD.    




Mercredi 22 Mars 2017





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