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Découvrez un extrait du livre « Nous avons changé de monde »







« Pour un enseignement laïque de qualité de la langue arabe dans les établissement scolaires »


 
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Il n’y aura pas d’islam de France tant qu’il n’y aura pas de moyens financiers pour construire des mosquées, alternatifs aux financements étrangers, et de filière pour former
des imams en France.
 
Je fais deux propositions. Une fondation avait été créée par Dominique de Villepin, la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, pour réunir les financements nécessaires à un islam français. Elle n’a jamais fonctionné, faute de moyens. Créons une taxe sur le halal – un marché d’environ 6 milliards d’euros –, affectons-la à cet organisme, et substituons enfin des flux financiers nationaux, transparents et légitimes, aux financements étrangers que nous dénonçons par ailleurs.
 
Concernant les imams, il existe une région, en France, où l’État finance les cultes et la formation des officiants, c’est l’Alsace-Moselle, en vertu du Concordat. Aujourd’hui, l’islam est exclu du dispositif, exclusion qui a été confirmée par le Conseil constitutionnel. Il faut revoir cela. Il existe de bons arguments. Et cela permettrait d’avoir à Strasbourg une filière de formation d’imams français.

"L'arabe est très peu proposé dans les enseignements ordinaires"
 
Voilà pour l’organisation du culte. Ceci dit, l’influence des pays d’origine s’exerce bien au-delà, par exemple avec les Elco, ces Enseignements des langues et cultures d’origine, qui amènent dans les écoles des intervenants choisis et financés par eux. Ces enseignants font souvent travailler les élèves à partir de manuels du pays d’origine, c’est-à-dire à partir de référentiels qui ne sont pas forcément ceux que nous souhaitons promouvoir. La question de l’enseignement de l’arabe est assez emblématique de l’hypocrisie et finalement de l’échec de notre politique d’intégration : l’arabe est très peu proposé dans les enseignements ordinaires, car la direction des établissements, collège ou lycée, n’y tient pas, pour éviter la concentration d’enfants issus de l’immigration.
 
Du coup, pour un parent qui souhaite transmettre un peu de sa culture et donner des rudiments de langue à ses enfants, ne serait-ce que pour permettre la communication intergénérationnelle, il y a le choix entre les Elco – c’est-à- dire une démarche communautaire, à raison du pays d’origine – ou la mosquée – c’est-à- dire une démarche religieuse. Sur un sujet comme celui-ci, nos choix ou plutôt nos absences de choix nous conduisent dans l’impasse : on ferait bien mieux de supprimer les Elco, d’être stricts sur le respect des horaires et de la présence dans les établissements scolaires, et d’y proposer un enseignement laïc de qualité de la langue arabe, qui sera l’occasion de rappeler les valeurs à partager, par exemple l’égale dignité des hommes et des femmes et le respect des institutions.
 
Lire l'introduction - « Nous avons changé de monde »




Jeudi 7 Avril 2016






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