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Jeanne Moreau L'affranchie



©Arte
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lundi 2 avril à 22.30



"Dès qu’il y a une nouvelle vague quelque part, on sonne à ma porte", se plaisait à affirmer celle qui a fougueusement embrassé l’audace de cinéastes en quête de modernité. Formée à la Comédie-Française, qui encaisse péniblement ses infidélités, l’actrice traverse une décennie de films commerciaux avant de trouver sa place dans le septième art. Quasi novice, son pygmalion se nomme Louis Malle, qui lui crée un rôle de toutes pièces dans son adaptation du roman de Noël Calef, Ascenseur pour l’échafaud (1958). Les déambulations nocturnes de la comédienne, illuminées par les néons de la capitale et bercées par la trompette de Miles Davis, propulsent alors le cinéma hexagonal dans une nouvelle ère. La même année, les amants, dans un film éponyme infusé de leur passion, dynamiteront les conventions en emplissant le cadre d’une nudité et d’une sensualité jusqu’ici refoulées en contrechamp. Après avoir incarné les bourgeoises à la dérive dans Moderato cantabile (1960) de Peter Brook et La notte (1961) d’Antonioni, l’actrice trouve dans la Nouvelle Vague un écho à son désir de légèreté : Jules et Jim (1962) et son tourbillon d’amour triangulaire, mis en scène par François Truffaut, la consacre égérie moderne en même temps que chanteuse d’immortelles ritournelles. Sublimée par les tenues de Pierre Cardin, couturier homosexuel dont elle partage un temps la vie, l’actrice crève l’écran en noir (Eva de Joseph Losey) comme en blanc (La baie des anges de Jacques Demy), en France comme à l’international (Orson Welles, Luis Buñuel et son Journal d’une femme de chambre).

Insoumission
Composé d’extraits de ces pellicules inoubliables et d’interviews de l’actrice et de ceux qui l’ont dirigée, ce voyage cinéphile dans la décennie qui la vit éclore rend un vibrant hommage au jeu unique et à la personnalité hors du commun de celle qui incarna l’émancipation féminine avant l’heure, à la vie comme à la scène.

Documentaire de Virginie Linhart (France, 2017, 54mn) - Coproduction : ARTE France, Kuiv Productions, INA



Disparue le 31 juillet 2017, à l’aube de ses 90 ans, “Mademoiselle Moreau” a placé sa vie et sa carrière sous le signe de la liberté. ARTE lui consacre une soirée avec le film de Laurent Heynemann La vieille qui marchait dans la mer, suivi du documentaire inédit de Virginie Linhart. 

 

20.50 La vieille qui marchait dans la mer
Un film de Laurent Heynemann (France, Italie, 1991, 1h34)
Version restaurée
Un duo de vieux arnaqueurs n’accepte pas de vieillir… Adaptant un roman de Frédéric Dard, Laurent Heynemann réunit à l’écran deux monstres sacrés du cinéma français : Jeanne Moreau (César de la meilleur actrice) et Michel Serrault.

22.30 (et en replay pendant 2 mois) Jeanne Moreau, l’affranchie
Un documentaire inédit de Virginie Linhart
Coproduction ARTE France, Kuiv Productions, INA (2017, 52 min)

Composé d’extraits de films et d’interviews de l’actrice et de ceux qui l’ont dirigée, ce voyage cinéphile dans la décennie qui la vit éclore rend un vibrant hommage au jeu unique et à la personnalité hors du commun de celle qui incarna l’émancipation féminine avant l’heure, à la vie comme à la scène.





Jeudi 22 Mars 2018





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