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LA START-UP FRANCAISE A REALISE LE PREMIER MODELE 3D DES DESTRUCTIONS DE PALMYRE



Iconem participe avec la DGAM aux efforts de reconstruction de Palmyre dans le cadre de « Syrian Heritage », la plus grande base de données archéologiques 3D pour sauvegarder le patrimoine syrien menacé.

Quelques jours après la libération de Palmyre, la start-up française Iconem, experte de la numérisation 3D de sites archéologiques d’exception en danger, a pu se rendre dans la cité antique dévastée pour réaliser les premiers relevés 3D des dégradations. En tant que partenaire de longue date de la DGAM (Direction Générale des Antiquités et des Musées syrienne), la société a accompagné le premier groupe de scientifiques syriens dépêchés sur place, le 5 avril dernier. 

    

 

 

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Citadelle de Palmyre - Janvier 2009 - Avril 2016 - analyse des dégradations (de gauche à droite).

Découvrez l'expérience interactive ici.

 

UNE SOLUTION ADAPTEE AU TERRAIN MINE 

La présence de mines sur le site – les travaux de déminage n’étant pas encore achevés – empêche dans une large mesure les prises de vue terrestres, mais la technologie d’Iconem, qui repose sur des prises de vue aériennes par drones, permet de contourner ce problème. Son savoir-faire en matière de relevés et d’analyses 3D s’avère précieux pour déterminer précisément l’étendue des destructions terroristes.

 

CINQ SITES PRIORITAIRES 

En partenariat avec la DGAM, Iconem est en train d’établir un diagnostic précis des destructions touchant les temples de Bêl, de Baalshamin, l’arc de triomphe, la vallée des tombes et le musée, les cinq sites les plus endommagés de Palmyre. « Les deux temples et l’arc ont été démolis,mais leurs blocs sont encore là pour la plupart », témoigne depuis la Syrie Yves Ubelmann, cofondateur de la start-up. « Ils sont dispersés sur le sol, mais ils sont entiers et non pulvérisés. On peut donc espérer reconstruire ces trois édifices. » Le musée est quant à lui saccagé. Le bâtiment est très endommagé, son toit ayant été traversé par des missiles, et les objets archéologiques ont été mis en pièces. Les têtes des statues, en particulier, ont toutes été défigurées, dans une entreprise de démolition systématique.

 

UN ESPOIR DE RENAISSANCE

Cependant, des restaurations sont envisageables : « Les fragments des pièces n’ont pas été emportés ni revendus, ils ont été abandonnés sur place », poursuit Yves Ubelmann. « Il y a donc un espoir de renaissance. » Maamoun Abdulkarim, directeur de la DGAM, estime même que le site de Palmyre pourrait être restauré dans un délai de l’ordre de cinq ans. Iconem sera partie prenante de cette entreprise de documentation de longue haleine. Grâce à ses relevés très précis, la société va en effet pouvoir modéliser les sites en 3D pour que les scientifiques du monde entier puissent les consulter afin d’aider à analyser les dommages et à envisager les reconstructions possibles. Iconem a d’ores et déjà mis au point un premier modèle 3D de la citadelle de Palmyre (visuels ci-après de janvier 2009 à avril 2016), qui décrit les dégradations subies.

La collaboration entre Iconem et la DGAM s’inscrit dans le cadre du projet Syrian Heritage, un programme de long terme qui vise à documenter l’intégralité du patrimoine syrien menacé afin d’en préserver la mémoire. Trois sites archéologiques syriens 3D, réalisés grâce à la technique dite de la « photogrammétrie », sont déjà disponibles en libre accès sur les sites d’Iconem et de la DGAM. Au-delà de ce travail de numérisation 3D actuellement réalisé en Syrie, Iconem a pour ambition de préserver la mémoire des sites archéologiques du monde entier pour les transmettre aux générations futures avec une plateforme dédiée en ligne, à la disposition du grand public.

 

A PROPOS D’ICONEM 

Créée en 2013 par Yves Ubelmann, architecte spécialisé en archéologie, et Philippe Barthélémy, pilote d’avion et d’hélicoptère, la startup française Iconem, leader mondial du scan de sites archéologiques d’exception, se compose aujourd’hui de neuf salariés – architectes, ingénieurs ou infographistes – spécialisés en production 3D. Les équipes se sont illustrées en relevant des défis technologiques inédits : la numérisation intégrale de Pompéi ainsi que le scan de sites en Syrie, Afghanistan, Irak et à Haïti. Tous ces relevés seront prochainement consultables en ligne sur une plateforme dédiée, véritable encyclopédie virtuelle numérique. Via des process et technologies de pointe – prises de vue par drones et photogrammétrie – Iconem œuvre pour la conservation du patrimoine archéologique mondial d’exception, dans le but de préserver leur mémoire pour les générations futures.





Jeudi 14 Avril 2016





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