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"Laïcité, Égalité des droits, Emploi ... où sont passées vos promesses ?"

"Baldé" jeune malien, interpelle le Président du Mali Boubacar KEITA



LETTRE OUVERTE de Souleymane Samaké communément appelé Baldé
Membre du Conseil Régional de la Jeunesse de Mopti et ancien secrétaire Général de la section AEEM- Mopti (Association des Elèves et Etudiants du Mali) 2008 - 2009, Président d’une association de défense des Intérêts des plus démunis.
 

Lettre ouverte adressée au Président de la République du Mali

Son excellence Ibrahim Boubacar KEITA

Monsieur le président, j’aurais souhaité vous remettre cette lettre ouverte en main propre, j’ai tenté de le faire par tous les moyens mais en vain. Voilà pourquoi je tente de vous la faire connaître par voie de presse.
Je suis Souleymane Samaké communément appelé Baldé ; Je suis membre du Conseil Régional de la Jeunesse de Mopti et ancien secrétaire Général de la section AEEM- Mopti (Association des Elèves et Etudiants du Mali) 2008 - 2009, Président d’une association de défense des Intérêts des plus démunis.
Monsieur le Président, Je ne vous apprends rien, puisque vous êtes dans la haute sphère de l’Etat depuis l’instauration de la démocratie, mais je tiens à vous rappeler vos slogans et promesses de campagne.

Monsieur le Président, les problèmes du Mali n’ont pas commencé aujourd’hui, mais s’empirent de jour en jour. Les maliens et les maliennes souffrent.
De mon point de vue, les axes prioritaires auxquels vous auriez du orienter en premier votre action politique sont :

* La réconciliation Nationale et la paix définitive au Mali ;
*Le Chômage

La démarche de réconciliation me semble double :
Amenez les maliens à se réconcilier n’est pas forcement
  • Permettre aux victimes de s ‘exprimer publiquement ou,
  • Inviter les auteurs d’exactions à reconnaitre leurs actes.
Vouloir à tout prix et de mauvaise foi, identifier des auteurs, des coauteurs, des complices actifs et passifs, nous amènera inéluctablement vers une autre crise sociale notamment une justice des vainqueurs aux conséquences multiples et néfastes. Il faut faire une analyse critique objective de nos 20 années de démocratie, et faire en sorte que les erreurs majeures ne se reproduisent plus.

Monsieur le Président, la réconciliation nationale ne se décrète pas ; elle s’adopte!

Monsieur le président, honnêtement, pensez-vous vraiment à la réconciliation Nationale ?
Comment comprendre que les autorités actuelles de la majorité présidentielle fassent du Président ATT seul responsable de la crise au Mali alors qu’ils étaient tous présents et hauts commis de l’Etat sous son mandat ?
Monsieur le Président, contrairement à ce que vous ne cessez de dire, vous n’avez pas ramassé un Etat à terre.
Oh que non, si réellement vous le pensez comme tel, vous ne devez aucunement rendre hommage au président Dioncounda TRAORE et au Gal Moussa Traore comme vous le faites. Vous niez la transition qui vous a permis d’exister aujourd’hui et d’être élu à la magistrature suprême du pays.

La politique c’est l’art de rendre possible ce qui est utile au peuple.

Par rapport au chômage,

Monsieur le Président, donnez les statistiques au peuple, faites le point sur le nombre d’emplois créés et Objectivement vérifiable s’il vous plaît, par secteur depuis que vous êtes aux affaires.
Je ne vous apprends pas que tous les pays qui se sont développés ont mis un accent particulier sur la jeunesse : Non seulement c’est une force vive de la nation, mais elle constitue l’avenir des pays en développement ;

 Le Mali ne fait pas exception à ce principe. Toutes vos promesses pour la jeunesse sont restées promesses et ont été entérinées si tôt votre élection gagnée.
Le constat malheureux que nous pouvons faire est que seuls le « piston » et le « copinage » obtiennent des emplois.
Pour de simples stages à l’APEJ (Agence Pour l’Emploi des Jeunes) il faut appartenir à la jeunesse du parti au pouvoir ou ses alliés. Triste vérité qui restera toujours la veuve du temps.

Les jeunes diplômés sans emploi sont abandonnés à leur triste sort, nous nous sentons comme des aventuriers dans notre propre pays.
Monsieur le Président, où sont passés vos slogans de campagne :
     
  •  le Mali d’abord
  •  Pour l’honneur du Mali
  • Le bonheur des malien ?
Monsieur le Président, faites face à l’avenir, rappelez-vous constamment de vos slogans de campagne, ne trahissez jamais les devoirs de vos charges.

 Il vous reste 3 ans avant  la fin de votre mandat. Les jeunes diplômés de 25 ans à votre élection auront 30 ans, vous ne ferez que déçus et perdus si rien n’est fait d’ici là.  Sans parler du désarroi total pour ceux qui ne sont pas de votre mouvance ou ceux qui sont du sud  Mali :
A partir du moment où vous créez une différence entre Maliens du Nord et Maliens du Sud, au moment où vous paraphez à Alger un accord fantoche en priorisant budgétairement et institutionnellement le nord du Mali, vous procédez à une violation flagrante des dispositions constitutionnelles qui établissent que tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en devoir.

La valorisation de la fonction des cadis (Juges musulmans) et leur installation auprès des juges est une violation de la laïcité de l’Etat. Laïcité dont vous vous êtes toujours fait défenseur surtout dans le processus des accords d’Alger.

Avec les élections Régionales, pour la première fois dans l’histoire du Mali, le Président de la Région devient le chef de l’exécutif et de l’Administration.

Cela me semble être une honte nationale, car elle est la preuve manifeste de la faiblesse de L’Etat face à une rébellion armée.

Ressaisissez- vous Monsieur le Président, le Tribunal de l’histoire sera implacable.

Tout en souhaitant une bonne réception de la présente correspondance, je vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments respectueux.
 
Souleymane SAMAKE dit BALDE




Vendredi 10 Avril 2015





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