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Le rosaire des volutpés épineuses

de Staninslas Rodanski/ Mise en scène Georges Lavaudant



©️Marie Clauzade
©️Marie Clauzade
 
Galant poète et criminel, après avoir empoisonné son amante, Lancelot attend la mort avec une
« force tranquille ». Cette dernière la « Dame du lac » souffle un froid névrotique et incontrôlable sur l’ensemble des personnages.

Un jeu érotiquo-mortuaire à l’allure de « nécrophilie » prend place dans cet étrange hôtel dont le décor ne cesse de se mouvoir.

Ce ballet frénétique évolue en permanence en une tornade de mots au péril de la lucidité. Le ballet se transforme alors en Vanité qui s’embrase et se consume.

Les voix résonnent, se tendent, se crispent, s’apaisent, créant un flot ininterrompu. Le flux de ces mots[aux] de plus en plus intense se retrouve comme emprisonné dans son propre circuit fermé. Circuit qui succombera à la friction trop violente de son contenue et laissera s’écouler l’hostilité.

Georges Lavaudant nous offre un polar théâtral : l’atmosphère pesante et énigmatique, perturbe.

La pièce emprunte certains codes aux films noir; espace exigu qui ne laisse aucune échappatoire, éclairage expressionniste très contrasté, personnages complexes et ambigus, etc. 
Tous ces éléments ajoutent de la matière à cette atmosphère vaporeuse et énigmatique.
La géométrie imposante, linéaire et dépouillé du décor (décor de Jean-Pierre Vergier) forme un couloir étroit dans lequel on voudrait contenir cette frénésie des mots.
Cependant le texte « instable », complexe et d’une dynamique affolante et tout aussi nonchalante, à la manière de l’esprit sinueux et poétique de l’auteur,  crée un trou noir qui engloutit toute compréhension.
Magnifique vanité figurative et plastique cependant les mots ne résonnent pas, se meurent les uns après les autres au fil de la pièce ne laissant que peu de miette de souvenirs.

Hypnotisant et frustrant.


Numina Ducrot

©️Marie Clauzade
©️Marie Clauzade
Le rosaire des voluptés épineuses
Mise en scène : Georges Lavaudant
Avec :
Frédéric Borie
Elodie Buisson
Frédéric Roudier
Décor et costumes : Jean-Pierre Vergier
Lumière : Georges Lavaudant
Son : Jean-Louis Imbert
Maquillage et effets spéciaux : Sylvie Cailler
Coiffure : Jocelyne Milazzo
Coproduction : LG théâtre – Le Printemps des Comédiens | Remerciement à l’ENSAD – Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier et à la Cie La Bulle Bleue | La compagnie LG théâtre est conventionnée par le Ministère de la Culture
durée : 1h10
Au Théâtre des Célestins à Lyon
6 au 16 février 2019 à 20h30 
du 17 au 19 mai au TGP de Saint-Denis




Vendredi 8 Février 2019






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