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ULTRA GIRL CONTRE SCHOPENHAUER

Théâtre des Célestins, Lyon





Texte, mise en scène Cédric Roulliat/ Cie DE ONZE A TROIS HEURES 
Avec DAVID BESCOND, SAHRA DAUGREILH,  LAURE GIAPPICONI


Edwige a depuis toujours vécu sa vie à travers le regard de son héroïne Ultra-Girl. Cependant en grandissant les failles misogyne de ce personnage ont affecté la réalité de la jeune femme qui se comporte en public comme une image plaquée et horrifique d’une vraie bonne « Housewive » des années soixantes. Maintenant il s’agira de se battre contre ses postiches sexistes qui lui colle à la peau et d’arriver à devenir la femme qu’elle veut être. Mais est-ce que Ultra-Girl se laissera évincer aussi facilement ? 

Ultra Girl est Ultraviolet. A la manière d’un rayonnement électromagnétique,  certains aspects de la pièce nous sont occultés ou plutôt enrobés. 

La première chose qui saute aux yeux est cet humour un peu lourd, exagéré qui cache une véritable souffrance : la souffrance d’une femme à qui on a collé des stéréotypes durant toutes sa vie et qui n’arrive plus à se retrouver au milieu de cette pile de clichés. A la manière d’une poupée Barbie qu’on aurait abandonnée dans sa boite. 

Cédric Rouillat empreinte l’univers scénique à celui de la BD : tout est très coloré (jeux de lumière et d’ombre qui accentue les silhouettes, Mickeymousing - technique de musique de film qui souligne chaque événement du film par la bande sonore - et doublage). Les personnages évoluent ainsi dans un décor volontairement plâtré et stylisé. Les propositions de jeu son également très variées,  passant de la comédie musicale, au playback jusqu’au duo clownesque. 

Nous naviguons ainsi dans l’esprit de cette jeune femme mêlant songe intime, fantasme et utopie. Petit Blason aux femmes célèbres et à toutes celles qui cherchent encore à s’identifier. Néanmoins à trop vouloir montrer et véhiculer les clichés, certains aspects de la pièce en sont partiellement imprégnés.

 

Ducrot Numina 

 

© Julien Benhamou
© Julien Benhamou




Samedi 9 Mars 2019






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